18 mars 2017

Parution de l’article de Pascal Amphoux et Nicolas Tixier : « Paroles données, paroles rendues. La marche collective comme écriture du projet urbain » (revue « Europe »)

Sans nous réclamer de la littérature, nous souhaiterions ici témoigner d’une forme d’hybridation entre nos pratiques de recherche et nos expériences de projet urbain, qui repose sur l’invention de formes d’écriture inédites, dans laquelle le statut de l’auteur, la forme du récit et la source d’inspiration ou d’information sont revisités. Entre la pratique du chercheur qui trop souvent se réfugie dans la posture de l’analyse et la pratique de l’urbaniste qui trop souvent se réfugie dans celle du projet, nous recherchons depuis des années des voies tierces qui rendent opératoires des passages vivants entre l’écriture prétendument objectivante de l’un et le dessin soi-disant libre de l’autre. « Plateformes publiques », « tables longues », « marches collectives », « captations vidéo-projectuelles », ateliers « cartes sur tables », sont ainsi autant de méthodes que nous avons mises en œuvre et peu à peu formalisées pour alimenter nos propres projets urbains ou celui des autres… L’objet de ce texte est de faire le point sur la méthode des « marches collectives » et sur la forme d’écriture hybride qu’elle nous a conduit à inventer dans différents contextes de projet urbain.